REVIEW

Dragon Ball Z : Ultime Menace/Dragon Ball Z : Super Butoden 3

SUPER NINTENDO/SUPER FAMICOM

RÉDACTION : HYDCLOUD · 12 SEPTEMBRE 2013

INFOS

DÉVELOPPEUR

TOSE Co., Ltd.

ÉDITEUR

Bandai Co., Ltd.

GENRE

Combat

NOMBRE DE JOUEURS

2

SORTIE FRANÇAISE

Janvier 1995

SORTIE JAPONAISE

Septembre 1994

Je vois ça d'ici : "Hé les mecs vous avez vu ? On a cartonné avec notre Super Butoden 2 ! On a bien bossé il faut dire… Réunion ! On se met au taf pour une suite, faut que ça sorte dans les prochains mois ! Ça serait con de perdre des pigeons en plein buzz de la licence…". Et j'en faisais partie de ces pigeons par Belenos… Voici donc le très attendu (à l'époque…) Dragon Ball Z : Super Butoden 3 aka "Ultime Menace" au pays du fromage !

Incroyable mais vrai, le (ou la) maquettiste de Consoles + nous a refait le coup de la couverture aguicheuse (numéro 36) : Goku volant sur son nuage (capture de l'OAV "Dr. Willow") accompagné du logo dudit jeu "Dragon Ball Z 3", inutile de vous décrire ma tête à ce moment là…



Nous sommes en septembre 1994, soit trois mois après la sortie du second opus chez nous, et déjà les premiers screens de cette suite qui n'allaient pas tarder à se pointer au Japon nous annonçaient la couleur : on reprend la même recette, on améliore quelques trucs, on met des nouvelles têtes (en corrélation avec la publication papier actuelle du Shonen Jump) tout en gardant des personnages déjà modélisés (pourquoi faire compliqué ?), on accélère le bordel et ça va le faire pour un record de ventes. Depuis, Activision en a pris de la graine…

"Shoda Kakaroto !", "Kori Bejita !". C'est dans cet élan provocateur que nos deux frères d'arme Saiyan, j'ai nommé Goku et Vegeta, s'apprêtent à se mettre mutuellement sur la tronche. L'écran d'introduction envoie du lourd avec l'illustration du faciès de Vegeta (pour le coup possédé par le sorcier Babidi) qui se morphe en celui de Goku, rythmé par un angoissant battement de cœur. S'enchaine alors une séquence en semi 3D, la caméra effectue une rotation autour de notre Goku international, positionné sur le ring du Tenkaichi Budokai, avant que celui-ci ne balance son fidèle Kamehameha. Nous sommes alors en présence du traditionnel menu de sélection, le background représentant Goku et Vegeta face to face sur le tatami, et… Ouch ! Que se passe-t-il ?

Il faut croire que les développeurs de chez TOSE Software ont tout donné sur le précédent opus : exit le mode Story ! Celui même qui apportait une certaine fraicheur à l'enrobage déjà excellent de Super Butoden 2. Ici nous serons brefs puisque seuls les modes d'affrontements classiques et "Tenkaichi Budokai" survivront dans ce monde de brutes. Fichtre, première déception pour cet ultime épisode de la trilogie… Passons passons.

Nous sommes alors en présence du screen de sélection des personnages et… Aie aie aie mais c'est quoi ce bord*l !? Seulement neuf characters ??? C'est vrai qu'en neuf mois, il n'était guère possible pour TOSE de faire plus… Nous retrouvons ici les guerriers de l'époque Next Gen de Dragon Ball Z soit sept ans après le Cell Game. Le jeu réunira ainsi la clique de début de l'arc : Goku, Majin Vegeta, Gohan adolescent, Goten et Trunks enfant en Super Saiyan, Majin Buu, Kaioshin, Dabula et C-18. Un cheat code permettra de débloquer Futur Trunks Super Saiyan directement repris de Super Butoden 2 (et vachement dans le contexte du jeu…) ainsi que la possibilité d'augmenter la vitesse des combats.

On va quand même essayer de se rassurer du côté gameplay. C'est pratiquement identique au Super Butoden 2 dans la forme : le panel de coups de nos protagonistes a légèrement augmenté et nous retrouvons avec plaisir les manipulations auxquelles nous étions habitués ! Meteor Smash, affrontements à distance, chopes au contact, vagues déferlantes… On appréciera la possibilité de s'élancer dans les airs au contact, ce qui donne d'avantage de dynamisme aux rixes. Ouf, quelque chose de sauvé… C'est également plus coloré et plus rapide, sans compter le fait que, comme cité plus haut, il est possible de rendre le jeu encore plus rapide grâce à un code !

Par contre, mais boudiou, pourquoi avoir repris les mêmes sprites que l'opus précédent pour certains combattants Mr TOSE ? Je pense notamment à ceux de Goku et de Vegeta censés être en Super Saiyan 2. Rien ne semble le prouver visuellement… Je sais pas moi, ils auraient mis des éclairs, ou changé la coiffure de Goku par exemple ! Humm excusez-moi, c'est un fan un peu intransigeant de la licence qui parle.Le dernier reproche que je pourrai sans problème apporter au soft est sans conteste son manque de décors. Seulement cinq pauvres background qui se battent en duel et ce malgré leurs déclinaisons jour/nuit et le fait qu'ils soient une fois de plus agréables à l'œil (le ciel obscurci par l'orage).

Ridicule ! Surtout après les innovations apportées par le Super Butoden 2 (les affrontements aquatiques). Allez, on terminera par une note positive, c'est toujours le Maestro Kenji Yamamoto (pas celui de Nintendo, l'autre…) qui se chargera des compositions de cet opus et on ne lui en voudra pas vu leur qualité indéniable (coup de cœur pour le thème de Vegeta !).

Au final, on se demanderait presque pourquoi Bandai n'a pas attendu pour pouvoir fusionner le second et le troisième opus de la saga tellement ils ont l'air… Proches ? Je vous donne un indice ? Non vous avez compris… Bandai aurait pu nettement faire mieux avec plus de temps mais l'appel de la tirelire a eu raison de l'attente des fans !



Tout ceci n'empêchera pas les revendeurs import de pratiquer, à l'instar du second opus, des prix hummm… Astronomiques ? La poule aux œufs d'or s'est en effet arrachée comme des galettes à la frangipane le jour de l'Épiphanie et comme vous vous en doutez, ça a fait horriblement mal à ma bourse quand j'étais gamin… Surtout compte tenue des faibles apports du soft et de la petite déception (j'étais fan) qui en est ressort. Au jour d'aujourd'hui, et pour le peu que vous soyez collectionneur de jeux Super Famicom, vous n'aurez aucun mal à dénicher cette petite boite verte en état MINT (voire neuf en cherchant bien) à prix très attractif.

Du côté de la version officialisée en France, le bien nommé "Dragon Ball Z : Ultime Menace" se retrouve trés rapidement "victime" d'une campagne marketing taillée aux petits oignons, menée tambour battant par Bandai France. La version Européenne pointe le bout de sa rom en janvier 1995 soit seulement quatre mois après son confrère en import (ne rigolez pas à l'époque c'était rapide…). Cette arrivée précoce est due à l'absence pratiquement totale de texte à traduire pour les équipes de Bandai France (Dieu merci, hormis les échanges des protagonistes avant les combats, ils nous ont épargné ça…). Il faut dire qu'à l'heure où nous étions privés de notre dose hebdomadaire du mercredi matin, faute à la grève des comédiens de doublage attitrés de la SOFI, nous n'avions pas grand chose pour essorer nos larmes…

Également distribué exclusivement dans les contrées françaises et espagnoles dans sa version PAL, Ultime Menace a pour particularité d'inclure un lot de cinq Cardass d'époque et ce en version japonaise contrairement à ce que je démontre sur l'illustration si dessous (je n'ai appris cette subtilité que quelques années plus tard !) à l'instar de Sailor Moon (également distribué par Bandai en Europe), d'où la présence de la languette rouge collée sur le front de la boite.



Cette fameuse languette étant la plupart du temps arrachée à la va-vite par les premiers acheteurs, il est assez compliqué de trouver non seulement le jeu dans un bon état général mais également avec son fameux autocollant intacte ! Reste que selon moi, il s'agit là du second opus le plus recherché des collectionneurs (après Hyper Dimension).

Après avoir récupéré un exemplaire en bon été général sur Price Minister pour un tarif sommes toutes assez "convenable" (disons dans la vague de la côté actuelle), j'ai voulu bien faire en voulant décoller scrupuleusement (au sèche-cheveux, vous devez connaître…) ce satané morceau de languette rouge qui reste sur les trois quarts des Ultime Menace que vous verrez en occasion. Quelle erreur n'ai-je pas fait… L'autocollant était tellement résistant qu'il a emporté avec lui une bonne partie du carton sur la partie inférieure ! Dommage compte tenu de l'état de l'ensemble !

Après être tombé en syncope à la vue du désastre, je suis tombé par inadvertance sur la boite seule du jeu en vente aux enchères, cette fois-ci sans le morceau d'étiquette et en bien meilleur état ! Comme quoi, un petit coup de chance de temps en temps ça fait du bien mais moralité : ne touchez jamais à cette foutue étiquette sous risque de pleurer les larmes de votre corps…

Cependant, avoir une boite en bel état, c'est chouette mais dans un état proche du neuf, c'est encore mieux ! Trouvé sur Leboncoin pendant ma pause clope de cinq minutes au taf (on ne se moque pas...), je n'ai pas réfléchi très longtemps avant de répondre à l'annonce puisque Ultime Menace est un titre assez recherché par les collectionneurs.
Quelle ne fut pas ma surprise lors de la réception du jeu... Le visuel de la boite sur la tranche inférieure est différent. Si l'on a l'habitude de voir le logo accompagné de nos deux garnements sur la première édition, nous pouvons ici constater l'encart blanc "D-63760 Grossostheim" que l'on peut retrouver très souvent sur les jeux PAL les plus récemment édités sur la 16 bits du père plombier.

Par peur d'être tombé sur une reproduction de la boite, pratique de plus en plus récurrente au vu du marché actuel de la Super NES, je me suis aussitôt renseigné auprès de collègues forumeux qui m'ont affirmé que j'étais en possession d'une des rares rééditions du jeu ! Le code languette ne s'y trompe d'ailleurs pas puisqu'on peut constater le code SNSP-AZ4F-FRA-1 (le "1" indiquant bien une réédition) contre le SNSP-AZ4F-FRA... Ouf ! Nous voilà donc en présence d'un exemplaire quasi MINT et sans problème de fichu autocollant, de quoi être tranquille pendant un long moment car je ne pense pas trouver mieux par la suite. Content je suis !

AndJoy !