REVIEW

Mercs

MEGA DRIVE

RÉDACTION : HYDCLOUD · 3 SEPTEMBRE 2013

INFOS

DÉVELOPPEUR

Capcom

ÉDITEUR

Sega

GENRE

Action

NOMBRE DE JOUEURS

1

SORTIE EUROPÉENNE

Décembre 1991

"Bande de fiottes, vous êtes dans l'armée maintenant ! Tu regardes quoi toi, avec ta sale gueule de guerrier !? On est dans la merde et tu rigoles ? Notre Président est retenu en otage par un groupuscule révolutionnaire… Tu veux y aller !?".

Basé sur le CPS1, système arcade au combien rentabilisé par Capcom à la fin des années 80 avec le développement de mastodontes tels que Strider, Ghouls’n Ghosts, Forgotten Worlds… Mercs est un très grand classique des machines à sous. C’est d’ailleurs le genre de titre qui a été adapté sur pratiquement tous les supports grand public de l’époque, hormis les machines de Nintendo : de l’Atari ST en passant par le Spectrum, la Master System…

Nous parlons ici de l'opus Megadrive qui, comme nous le savons, a eu droit à des conversions de boards d'arcade de grande qualité, la plupart du temps identiques à l'opus éponyme. Mercs (Mobile Emission Reduction Credits) est la suite du légendaire Commando, sorti en 1985, et se présente par définition comme un run & gun des plus efficaces à la sauce shoot'em up, le tout vu de trois quarts.



Scrolling vertical oblique et afin d'exploiter au maximum nos chers tubes cathodiques 4/3 de l'époque sur lesquels fonctionnait nos micros/consoles (le ratio d'origine du jeu d'arcade étant en mode vertical "Tate"), les développeurs ont jugé bon de combler la partie inexploitée de l'écran en ajoutant une barre d'informations (santé, mission en cours, scoring…).

SuperJoe, votre soldat, qui, à l’instar d’un bon Francis Veber, se tape le même nom de code que ses ancêtres (Commando, Bionic Commando…) et de surcroit le faciès d’un Schwarzenegger en plein régime stéroïdal, doit rayer de la carte une horde de mercenaires sanguinaires à travers sept levels et ce, à grand renfort de mitrailleuse, de lance-roquettes et autre lance-flammes.

Aucun temps mort, les bougres réapparaissent sans cesse, ne vous laissant pas beaucoup de répit… Ça blaste de partout, ça explose, ça gicle ! Ouéééééé !!!

Pas de surprise, SuperJoe pourra amasser dans sa course toutes sortes d’items planqués dans des caisses : power-up, bombes M  (pour Mega-destructrices), armes supplémentaires… Au-delà du classique arsenal, des véhicules "de fonction" seront à votre disposition comme des Tanks, des Jeeps équipées d’un bazooka… Votre parcours se terminant par le classique boss de fin de level souvent représenté par un engin de guerre surdimensionné. Bonus des opus consoles : un mode "Original" vous permettra d’amasser des médailles sur votre parcours, items des plus préciiiiiiieux car ils vous permettront de dealer de nouvelles armes dans les camps que vous croiserez.

Alors oui, c’est rapide, ça pète de partout, c’est nerveux mais parfois inégal dans la réalisation… Malgré l’excuse du nombre d’éléments affichés à l’écran, on ne saluera toutefois pas Capcom d’avoir bâclé le jeu en termes d’animation !

En effet, si l’on ferme les yeux sur certains levels peu détaillés et limite parfois moches, difficile de faire abstraction sur cette impression de "saccades" dans nos déplacements… Pas d’excuse Mr Capcom, la Megadrive nous prouve qu’elle peut faire bien mieux et il n’y a qu’à comparer avec les titres déjà disponibles à l’époque pour s’en convaincre (Quackshot, Streets of Rage, Strider). Dommage, car la bande son dynamique du bousin était un point positif à l’emballage ! Mais…
Oui ! Mais ! Second point plus que négatif, surtout pour ce genre de jeu : l’amputation du mode deux joueurs…

Il faut croire que le responsable des conversions chez Capcom était insociable ! Final Fight, Mercs… D’où vient cette manie d’amputer un titre de son mode deux joueurs alors qu’il s’agit justement d’un des principaux attraits de la version originale !? En effet, Mercs est à la base jouable à trois, ce qui multiplie considérablement l’intérêt du titre et quand on sait que les machines qui accueillent ce genre de conversion sont largement capables de proposer cette possibilité, il y a de quoi s’énerver… Bref !

Alors oui, c'est rapide, ça pète de partout, c'est nerveux mais parfois inégal dans la réalisation… Malgré l'excuse du nombre d'éléments affichés à l'écran, on ne saluera toutefois pas Capcom d'avoir bâclé le jeu en termes d'animation !

Mercs fut l’un des titres qui avait bercé mon enfance sur Atari ST ! N’en déplaise aux nombreux défauts qui amputent cette conversion sur la 16bits de Sega, la nostalgie l’emporte toujours, d’autant plus que le jeu est plus que trouvable pour un prix sommes toutes dérisoire ! Must-have imparfait certes, mais must-have quand même !

Andjoy !